Fais la paix avec ton passé afin qu'il ne gâche pas ton présent.
- lespetitsmotsdecar
- 17 mars 2024
- 4 min de lecture
Anonyme

Fais la paix avec ton passé afin qu'il ne gâche pas ton présent. Pour cela, il faut trouver le courage de le regarder.
Je ne peux faire la paix avec quelque chose que j’ai caché, que j’ai enfoui au plus profond de mon être. Je ne peux pas faire la paix avec quelque chose que je ne veux pas voir. Mais tant que cette chose est là, elle empoisonne mon présent.
J’ai longtemps anesthésié mes émotions avec la nourriture et lorsque je me suis rétablie, elles sont remontées dans un tel fouillis que j’étais toute mêlée. J’ai eu besoin de toute ma patience pour les démêler, comme je l’aurais fait avec une pelote de laine.
Lors de ce processus de grand ménage du printemps pendant lequel j’ai fait l’inventaire de mes ressentiments, de mes peurs et de mes torts, j’ai fait un rêve. En fait, c’est un souvenir de mon enfance qui a ressurgi. J’avais environ dix ans, je dansais dans le salon en me regardant dans le miroir, fière de mes cheveux longs et de la grâce de mes mouvements.
J’ai dit à voix haute : « Je suis belle. » Mon père était dans la salle à manger avec un collègue et, probablement pour faire rire celui-ci, il a dit : « Belle de loin, loin d’être belle. » Dans mon rêve, j’ai pu ressentir l’embarras, la peine et la honte que je ne m’étais pas permis de vivre à ce moment-là en utilisant le blocage comme mécanisme de défense.
J’étais rendue à vingt-six ans, je souffrais et pleurais dans mon lit comme une petite fille de dix ans. Après avoir vécu mon émotion, j’ai réalisé à quel point ces quelques mots avaient dirigé une partie de ma vie.
Dans ma famille, tout le monde s’entendait pour dire que ma mère était une belle femme. Elle avait eu de nombreux prétendants et nous regardions avec intérêt les coupures de journaux de l’époque où elle faisait du théâtre amateur. On disait aussi que ma sœur ressemblait à ma mère, donc elle était belle.
Mais moi ? Moi, j’étais jolie et maintenant, j’avais la confirmation que j’étais loin d’être belle. Je me souviens que pendant quelques années à la fin de mon primaire et au début de mon secondaire, je ne prenais pas soin de mon apparence physique. Si un garçon me disait qu’il me trouvait belle, je ne le croyais pas.
J’ai d’abord compris avec ma tête ce que j’avais mis en place pour me protéger. Puis, j’ai accueilli mon ressenti avec mon cœur et j’ai été capable de redonner symboliquement à mon père et à ma famille les affirmations tirées de notre histoire familiale au lieu de continuer à les porter et à les considérer comme véridiques.
Accueillir ce souvenir et me laisser ressentir l’émotion que j’avais refoulée m’a permis de m’en libérer et de faire la paix avec cet aspect de mon passé. Je me suis ensuite donné le droit de me sentir belle, indépendamment des standards extérieurs.
Cette phrase : « Fais la paix avec ton passé afin qu’il ne gâche pas ton présent. » illustre bien un des moyens que j’ai trouvé pour me sentir plus légère.
Caro
Pour aller un peu plus loin...
« Nous avons courageusement procédé à un inventaire moral, minutieux de nous-mêmes. »
Le Gros Livre nous dit que, si nous remettons de l’ordre dans notre spiritualité, tous nos problèmes seront résolus automatiquement. Avant toute chose, nous devons faire maison nette en dressant l’inventaire de nos comportements passés. Le Gros Livre nous conseille de dresser la liste des choses, des personnes et des institutions contre lesquelles nous étions en colère, et ensuite de nous demander les raisons de cette colère.
Passez chronologiquement en revue les événements de votre vie et notez ce qui a provoqué votre colère dans le passé. Lorsque vous aurez terminé cet exercice, vous aurez une liste de vos ressentiments. Relisez-la et remarquez la manière avec laquelle vous vous êtes comporté face aux gens, aux lieux et aux événements de votre vie. Si vous êtes honnête avec vous-même, vous apercevrez vos défauts de caractère à mesure que vous vous souviendrez de votre comportement dans certaines situations.
Faites une liste de ces défauts. Vous y trouverez le ressentiment, l’exagération, la colère, la jalousie et la culpabilité, pour ne nommer que ceux-là. Les défauts de caractère ne sont pas si nombreux. Vous pourriez en énumérer davantage, mais la plupart peuvent être regroupés sous « ressentiment ».
Rien ne vous oblige à procéder à cette Étape. Le Gros Livre nous dit qu’il s’agit simplement de suggestions. Pour ma part, j’estime qu’il s’agit d’une suggestion au même titre qu’on vous suggère d’utiliser un parachute lorsque vous sautez d’un avion. Personne ne nous y oblige, bien sûr, mais si vous ne le faites pas, ce sera suicidaire.
Vous trouverez le reste du texte au chapitre 5 du livre de Bill B, de la première édition de Manger ses émotions. Ce livre est épuisé. Il a été réédité sous le titre : Ne mangez pas vos émotions, Un processus de transformation émotionnelle et spirituelle. Un livre Hazelden



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