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Le bon jugement vient de l’expérience

lespetitsmotsdecar
26 juil.
3 min de lecture

Benjamin Franklin

Sapin de Douglas

Le bon jugement vient de l’expérience et l’expérience vient du mauvais jugement. Mais comment sait-on si on peut faire confiance à son jugement ?


Notre cerveau est programmé pour juger de façon à nous protéger du danger. Nous ne vivons plus à l’époque des mammouths, mais il est toujours préférable de savoir distinguer une moufette d’un chat noir et blanc avant de s’en approcher pour le flatter…

 

Notre jugement est souvent biaisé par l’environnement dans lequel nous avons grandi. Nos expériences sont différentes selon que les personnes de notre entourage ont été toxiques, anxieuses, surprotectrices ou bienveillantes.

 

Mon père était le plus jeune de la famille et je soupçonne que certains membres de sa famille ont voulu le protéger. Il lui a fallu du temps avant qu’il ait l’occasion d’expérimenter les conséquences de ses échecs.

 

C’était un homme bon et créatif, mais il n’avait pas toujours les moyens de ses ambitions. J’avais l’impression qu’il n’apprenait ni de ses échecs, ni de ses réussites. Les dernières années de sa vie, il m’a dit qu’il ne savait plus à qui se fier et qu’il se méfiait également de son propre jugement. Il préférait maintenant se laisser conduire.

 

Le bon jugement vient de l’expérience et l’expérience vient du mauvais jugement. Les personnes qui réussissent n’ont pas seulement de bonnes idées et la capacité de travailler dur. Elles savent bien s’entourer, prioriser, se remettre en question et sont ouvertes à leur environnement. Elles prennent le temps d’analyser les facteurs qui ont favorisé leur réussite ou provoqué leur échec. Elles cherchent à tirer des leçons pour éviter de répéter les mêmes erreurs plutôt que de s’apitoyer sur leur sort.

 

Lorsque je recevais une stagiaire dans ma classe, l’un de mes rôles était de l’observer animer une activité et de lui faire un retour. Je lui demandais d’abord de me parler ce qui s’était bien passé et des difficultés qu’elle avait rencontrées. Développer l’analyse réflexive est une compétence incontournable dans l’enseignement. Être capable de « se voir aller » est une compétence qui m’a aidée dans plusieurs domaines de ma vie. Comme l’écrit Robin S. Sharma dans son livre Le Moine qui vendit sa Ferrari : « Tu ne pourras jamais atteindre une cible que tu ne vois pas. »

 

De plus, cela éviterait d’assumer une partie de la réalité. En effet, quand notre cerveau manque d’information, il utilise des raccourcis automatiques : il bouche les trous pour créer de la cohérence et attribue des intentions aux autres. Il s’agit d’un mécanisme de défense lié à ce qu’on appelle le biais d’intentionnalité ou d’attribution hostile. Bref, il arrive qu’on pense que quelqu’un pense quelque chose alors que ce n’est pas le cas.

 

C’est la raison pour laquelle Don Miguel Ruiz nous rappelle de ne pas faire de suppositions, mais d’avoir le courage de poser des questions et d’exprimer nos vrais désirs afin de communiquer clairement. C’est le troisième des six accords toltèques. Oui, vous avez bien lu, il existe maintenant six règles de vie qui peuvent nous guider vers un jugement éclairé :

 

1.      Que votre parole soit impeccable.

2.     N’en faites pas une affaire personnelle.

3.     Ne faites pas de suppositions.

4.    Faites toujours de votre mieux.

5.     Soyez sceptiques, mais apprenez à écouter.

6.    Cultivez l’acceptation active au quotidien.

 

Dépêchez-vous de vous tromper pour apprendre de vos erreurs et développer votre bon jugement plus rapidement !

Caro


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