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Plus tu regardes ta vie, plus ça va t’apporter de bonnes choses.

  • lespetitsmotsdecar
  • il y a 11 minutes
  • 3 min de lecture

Emilio

Medecine hat lake

Quand tu veux vraiment connaître une chose, tu la regardes. Plus tu la regardes, plus tu la découvres. Plus tu regardes ta vie, plus ça va t’apporter de bonnes choses.


Je crois que j’ai toujours eu à cœur d’observer ma vie, mes attitudes et mes comportements. J’ai rejoint des groupes de soutien pour me sentir accompagnée sur cette route. Cela m’a été d’une grande aide lorsque j’ai clairement identifié mon côté ombre, à l’aube de la quarantaine.

 

Dans la préface de son livre, La grâce de l’imperfection, Brené Brown écrit : « Évidemment, ce n’est pas une coïncidence si tout est arrivé en novembre 2006. Les étoiles s’alignaient parfaitement pour une dépression : j’étais depuis peu en sevrage de sucre et de féculents, j’approchais de mon anniversaire (un moment qui me plonge toujours dans la réflexion), je m’étais épuisée au travail et j’étais au seuil du dénouement de ma quarantaine. »

 

Je me suis vraiment reconnue dans ce passage. En 2005, je venais de passer deux ans sans consommer de sucre. Les vacances de Noël touchaient à leur fin et je me sentais épuisée et abattue à l’idée de retourner m’occuper d’un groupe d’enfants turbulents dont la dynamique était complexe. Le livre sur lequel j’avais travaillé pendant plusieurs années avec deux de mes collègues venait de sortir, et je me posais des questions sur mon avenir professionnel. Je pleurais souvent et j’avais des moments d’absence.

 

Mon médecin m’a prescrit un congé de maladie de deux semaines et m’a conseillé de consulter une psychologue. J’ai commencé à faire de la luminothérapie et de la méditation. Plus tu regardes ta vie, plus ça va t’apporter de bonnes choses. Je voyais encore mes défauts, mon ombre, mais aussi mes qualités, la lumière que je projetais autour de cette ombre. J’ai doucement remonté la pente.


J’ai ensuite vécu d’autres deuils : la maladie et le décès de ma mère, le départ prématuré de ma fille pour vivre en appartement, la vente de la maison, la maladie et le décès de mon père, un autre épuisement professionnel, la retraite, etc.

 

Cependant, comme je me connaissais mieux, j’ai pu m’y préparer. J’ai pu nommer et partager mes peurs, ma colère et mon impuissance. J’ai identifié les attitudes et les habitudes qui diminuaient ma paix intérieure. J’ai pu lâcher prise sur mon besoin de plaire, poser des limites, envers moi-même et envers les autres, aérer mon emploi du temps et prendre des pauses.

 

À l’approche de la retraite, j’ai entamé ma décroissance professionnelle. Une fois à la pension, j’ai pris quelques mois pour choisir les projets qui me tenaient à cœur. Je priorise ces projets et les personnes qui en font partie : ce sont mes gros cailloux. Entre ces projets, je peux y insérer les activités du quotidien et les détails de la vie courante : ce sont le gravier, le sable et l’eau. Quand je me laisse happer par le fil d’actualité des réseaux sociaux, je manque de temps pour l’essentiel.

 

Brené Brown écrit également : « Ce que je comprends maintenant, c’est que cultiver une vie sans réserve n’est pas comme essayer d’atteindre une destination. C’est plutôt comme marcher vers une étoile dans le ciel. Nous n’y arriverons jamais tout à fait, mais nous savons certainement que nous sommes dans la bonne direction. »

 

En pratiquant le courage, la compassion et la connexion, j’essaie de vivre une vie sans réserve, une vie où je peux être et aimer de tout mon cœur, en étant authentique et vulnérable.

 

Je me connais mieux et je continue de me découvrir. Je m’aime de plus en plus et je trouve que je vis une période formidable !

Caro

Pour aller un peu plus loin...



Le jour où le bonheur est là ! page 59
Le jour où le bonheur est là ! page 60
Le jour où le bonheur est là ! page 61

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