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Nous pensons un peu facilement que nos capacités sont à notre service...

  • lespetitsmotsdecar
  • il y a 4 heures
  • 4 min de lecture

Isabelle Filliozat

Champignons 1

Nous pensons un peu facilement que nos capacités sont à notre service, et si nous nous mettions au service de nos capacités.


Au secondaire, nous suivions des cours avec des conseillers en orientation professionnelle. Nous passions des tests pour évaluer nos points forts, nos centres d'intérêt et nos attentes en matière de choix de carrière. Quelles étaient les capacités qui pouvaient nous servir pour exercer un métier épanouissant ?

 

Je n'étais pas une très bonne élève quand j'étais plus jeune. Cependant, plus j’ai avancé dans mes études, plus je me suis rapprochée de mes champs de compétence, et plus j’ai excellé. Au départ, j’ai choisi l’enseignement pour l’amour et la reconnaissance que j’y trouvais. Avec les années, j’ai développé et utilisé des compétences qui m’ont permis de me démarquer dans mon domaine.

 

J’ai notamment démontré des aptitudes telles que le sens de l’organisation, la capacité à intégrer différentes idées et concepts, l’expression orale et écrite, l’écoute bienveillante, la créativité, la patience, la loyauté, l’honnêteté et la persévérance. Certaines étaient présentes dans mon enfance, j’en ai cultivé d’autres parce que j’en avais besoin.

 

Ces qualités m’ont bien servi et aujourd’hui, je les mets à profit pour aider les autres. Cela peut paraître dérisoire quand on considère l’immensité de la tâche. Ce serait oublier que nous sommes interdépendants, comme l'écrit Isabelle Filliozat dans son livre Trouver son propre chemin :

 

« Chaque goutte d’eau peut se reconnaître en l’autre, et elles se relient pour former l’océan. » Chaque cellule d’un organe reconnaît les cellules de son espèce et se relie à elles pour former l’organe. » Chaque être humain peut se reconnaître en l’autre, se relier pour former une humanité cohérente, qui sera davantage qu’une somme d’humains. »


Nous pensons un peu facilement que nos capacités sont à notre service, et si nous nous mettions au service de nos capacités.

 

Je crois qu’il est important de ne pas sous-estimer l’importance d’un sourire sincère, d’une parole bienveillante, d’une information pertinente ou d’un geste réparateur. Il peut être tentant de laisser aux autres le soin de sauver le monde, alors que tant de gens le saccagent. Mais il ne s'agit pas de sauver le monde. Il s'agit d'utiliser les capacités dont je dispose pour faire ma part, à ma mesure, dans la cohérence de l'humanité.

 

Je n’ai pas à me soucier du résultat ni à évaluer l’impact que je peux avoir sur les gens qui m’entourent. Je sème les graines, mais je ne contrôle ni le terreau, ni l’ensoleillement, ni l’air, ni la pluie. Chacun de ces éléments est tout aussi important que la graine.

 

Mère Teresa avait affiché un texte sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer pour enfants de Calcutta. Intitulé Tout de même, ce texte, que j’ai lu tous les matins pendant quelques années. Comme une prière, il me rappelait pourquoi cela valait la peine de me mettre au service de mes capacités.

 

Parfois, j’accompagne quelqu’un et je le vois s’épanouir, je suis témoin de l’amélioration de sa vie. D’autres fois, j’ai l’impression que c’est un coup d’épée dans l’eau : la personne se sabote ou la fatalité s’acharne sur elle. J'ai tout de même semé une graine et d'autres personnes se présenteront sur son chemin.

 

Je me souviens d’une personne que j’avais orientée vers une ressource et qui avait finalement trouvé un bel équilibre. Elle m’a demandé pourquoi cela avait marché pour elle alors qu’elle avait déjà effectué plusieurs démarches auparavant. Je lui ai répondu que c’était probablement parce qu’elle avait acquis tous ces outils que cette ressource avait été efficace.

 

Je ne suis qu’un maillon de la chaîne qui me relie aux autres. Je n’ai pas la prétention de croire que ce que je suis ou les gestes que je pose ont plus d’importance que les autres maillons de la chaîne. Cependant, je crois que j’ai ma place sur le chemin d’une humanité cohérente !

Caro


Pour aller un peu plus loin...



Vous les connaissez sans doute ! On les retrouve affichés un peu partout à travers le monde, que ce soit sur les murs des bureaux ou les portes de réfrigérateur à la maison. On les mentionne dans de nombreuses publications et conférences. Mère Thereza en avait même fait mettre une copie sous forme de poème sur le mur de Shishu Bhavan, le foyer des enfants à Calcutta.


Ils ont touché des millions de personnes et c’est Kent M. Keith qui en a rédigé la première version en 1968 pour l’inclure dans une brochure s’adressant à des leaders étudiants. Les voici, tirés de son livre Les 10 commandements paradoxaux, publié aux Éditions Michel Lafon (2003). Ça peut en même temps servir d’inspiration pour l’une ou l’autre de vos résolutions.


  1. Les gens sont déraisonnables, illogiques et égocentriques. Aimez-les quand même.

  2. Si vous êtes désintéressé, les gens vous prêteront des motifs égoïstes et calculateurs. Soyez désintéressé quand même.

  3. Si vous réussissez, vous gagnerez de faux amis et de vrais ennemis. Réussissez quand même.

  4. Le bien que vous faites aujourd’hui sera oublié demain. Faites le bien quand même.

  5. L’honnêteté et la franchise vous rendent vulnérable. Soyez honnête et franc quand même.

  6. Ceux qui voient grand peuvent être anéantis par les esprits les plus mesquins. Voyez grand quand même.

  7. Les gens aiment les petites gens, mais préfèrent suivre les puissants. Luttez pour les petites gens quand même.

  8. Ce que vous avez mis des années à bâtir peut-être détruit du jour au lendemain. Bâtissez quand même.

  9. Les gens ont besoin d’être secourus, mais certains se retourneront contre vous si vous les aidez. Aidez-les quand même.

  10. Si vous donnez au monde le meilleur de vous-même, vous risquez d’y laisser des plumes. Donnez le meilleur quand même.


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