La méditation est un moyen, non un but en soi.
- lespetitsmotsdecar
- 31 mai
- 3 min de lecture
BéKa

La méditation est un moyen, non un but en soi. On peut y parvenir sans s'asseoir en lotus, ni chercher à tout prix à faire le vide en soi.
La semaine dernière, je suis allée à la bibliothèque pour emprunter quelques bandes dessinées. C’est l’une des activités que je pratique pour me détendre, sans qu’il y ait de but à atteindre.
J’ai exploré la section des BD pour adultes et j’en ai choisi deux en me laissant guider par mon intuition. En commençant à lire Le jour où le bus est reparti sans elle de BéKa, j’ai réalisé que c’était un roman graphique sur le sens de la vie. Clémentine, une jeune femme qui est en pleine crise existentielle, y fait des rencontres inspirantes.
Au fil de l’histoire, Antoine partage avec elle de petites histoires issues de la sagesse populaire zen qui l’aident à changer de perspective. Un peu comme je le fais à travers les petits mots de Caro, par exemple dans mon texte : « Méditer, c’est envoyer mon hamster prendre une marche. »
Vers la fin du livre, une phrase a retenu mon attention : « La méditation est un moyen, non un but en soi… » Ce qui importe, c’est ce qu’elle permet d’obtenir. Je recherche la paix intérieure et l’harmonie avec le monde extérieur. La méditation m’aide à discipliner mes pensées et à rester ancrée dans l’instant présent.
Je peux le faire en marchant, en écrivant ou en jardinant. Mon mari le fait en cuisinant, ma fille en dansant. J’avais une collègue qui avait besoin d’avoir les mains occupées en tricotant pour y parvenir.
J’ai commencé à méditer il y a une vingtaine d’années, à mon retour d’un congé de maladie de deux semaines. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je souffrais de dépression saisonnière. Outre la luminothérapie matinale, j’avais besoin de faire une pause à midi pour récupérer mon énergie et travailler l’après-midi.
Nous étions à la fin du mois de février et le temps s’adoucissait. Je m’installais sur une chaise de camping devant l’école, les deux pieds dans la neige. J’écoutais vingt minutes de musique sur le CD Natural Meditation de Dan Gibson. J’ai gardé cette pause méditative du midi pendant une quinzaine d’années, en changeant le contenu et en m’installant en classe pendant que les enfants sortaient dehors.
J’ai lu Méditer pour ne plus déprimer de Mark Williams, dont je vous ai déjà parlé dans mon texte : « Avant de faire quoi que ce soit, je ne fais rien. » Il y avait un CD avec plusieurs types de méditations guidées par la voix de Christophe André. Ce livre m’a vraiment aidée à vivre plus souvent en pleine conscience.
Quelques années plus tard, un collègue m’a prêté le livre, Toucher la vie de Thich Nhat Hanh, qui m’a initiée à la méditation marchée. J’ai lu d’autres livres de ce moine vietnamien, décédé en 2022. Il a fondé un centre de méditation, le Village des Pruniers dans le sud-ouest de la France. Le Village des Érables, à Bolton-Ouest, au Québec, a été fondé en 1985 selon la même tradition. Un jour, j’irai peut-être y faire une retraite.
J’aime également la douceur de Pema Chödrön, une moniale qui dirige un monastère bouddhiste en Nouvelle-Écosse au Canada. Je pratique régulièrement les parcours de méditations guidées de Deepak Chopra. Je m’intéresse également à l’approche de Joe Dispenza dont je parle dans le texte : « Au fond ça peut faire tout ce qu’on leur apprend. »
Les moyens de rechercher la paix intérieure sont aussi nombreux que les personnes sur terre. Chacun de nous est libre de choisir ceux qui lui conviennent. Lire des bandes dessinées fait partie des moyens que j’ai choisis. Et j’ai de la chance car la BD dont je vous parle est le premier tome d’une collection de neuf !
Caro
Pour aller un peu plus loin...





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