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Si je peux voir mon ombre, c'est qu'il y a de la lumière.

  • lespetitsmotsdecar
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

Caroline Ruel

Champignons 2

Mon inventaire personnel quotidien me permet de voir mon côté ombre et mon côté lumière. Si je peux voir mon ombre, c'est qu'il y a de la lumière.


À la veille de la quarantaine, j’ai fait un inventaire de ma vie. J’ai dressé la liste des personnes et des situations qui avaient suscité en moi des ressentiments, et celles qui m’avaient fait vivre des peurs. J’ai également dressé la liste des personnes à qui j’avais causé du tort.

 

J’ai noté ma réaction et le mécanisme d’adaptation que j’avais utilisé pour me protéger. J’ai alors réalisé que certains schémas se répétaient dans mes relations et que les problèmes ne venaient pas uniquement des autres. À la longue, les mécanismes de protection qui m’avaient d’abord protégée ne me servaient plus. Je n’étais plus en mode survie. C’était mon côté ombre.

 

Ma psychologue m’a rassurée. Si je peux voir mon ombre, c’est qu’il y a de la lumière. Je me suis donc appliquée à accueillir mes défauts et à développer les qualités qui y étaient associées. Par exemple, la persévérance est la qualité de l’entêtement. Cependant, malgré ma bonne volonté, voire ma volonté déchaînée, certains défauts persistaient et se retrouvaient régulièrement dans mon inventaire personnel quotidien.

 

On ne peut changer que ce que l’on voit. Chaque fois que j’en avais assez d’un défaut et que je voyais à quel point il empoisonnait mon existence, j’étais prête à le laisser partir et je demandais à l’univers de m’en libérer. Petit à petit, j’ai commencé à voir la qualité associée à ce défaut se manifester dans ma vie. C’était mon côté lumière.

 

Dans mon texte, Ne cherche pas l’amour, répands-le, j’ai abordé les différents centres énergétiques et l’importance de cultiver les émotions supérieures comme l’amour et la gratitude. Il y a quelques semaines, j’ai lu Le voyage sacré du guerrier pacifique de Dan Millman, la suite de son premier livre dont je vous ai parlé dans mon texte : .


L’auteur y aborde également le thème des chakras qu’il nomme la tour aux sept étages, et compare à un arbre reliant le ciel et la terre. Un arbre a besoin de racines profondes pour donner des bourgeons. Les racines, ce sont les trois premiers chakras ; la survie personnelle où nous sommes confrontés à nos peurs ; la sexualité et la créativité qui impliquent le chagrin et la faiblesse ; le pouvoir personnel qui nous fait parfois vivre de la colère et des tensions.

 

Mon côté ombre, comme la peur, le chagrin ou la colère, est nécessaire pour prendre conscience de ce qui se passe en moi et pour débloquer l’énergie qui est stockée dans mes trois premiers chakras. En faisant mon inventaire et en accueillant ces émotions, sans les laisser m’envahir, je permets à l’énergie de circuler.

 

Je peux surmonter mes peurs en faisant preuve de courage et en m’autorisant à prendre soin de moi. Quand j’étais plus jeune, je me sentais souvent inadéquate à l’école. J’ai développé un sentiment de culpabilité toxique. Je croyais qu’il fallait tout faire parfaitement pour être une bonne personne.

 

Il m’arrive encore de me sentir inadéquate, comme tout le monde. Quand je me rends compte que j’ai été maladroite, je répare mon erreur et je passe à autre chose. Cela ne m’empêche pas de penser que je mérite de prendre soin de moi. Je veille à rester vigilante pour ressentir et accueillir le chagrin et la vulnérabilité. Ce n’est pas naturel pour moi, mais c’est une voie d’accès pour m’ouvrir aux autres et embrasser la vie.

 

Écouter le message de ma colère quand je me sens ignorée ou envahie m’aide à poser des limites. Je suis ainsi capable de me faire une place et d’atteindre mes objectifs. Accueillir mon ombre, plutôt que de la bouder, c’est comme allumer une bougie pour mettre de la lumière dans ma vie !

Caro


Pour aller un peu plus loin...



-Le corps humain est comme une tour de sept étages, expliqua-t-elle. Les explorateurs de l’intérieur le savent depuis des siècles, ils ont représenté les corps subtils et les centres d’énergie. Les mystiques indiens appellent ces sept étages les chakras. Laissez-moi vous montrer.


Elle s’arrêta pour prendre un stylo et un bloc dans son sac à dos que je portais. Après s’être accroupie, elle dessina un schéma. Quand elle eut terminé, elle désigna le dessin du bout de son crayon.


-Cela traduit l’essence de ce qu’il vous faut savoir pour le moment. La tour de la vie est en vous. Et chaque étage possède des qualités propres, et chacun, du plus bas au plus élevé, représente un état de plus en plus évolué de la conscience.


Les trois étages du bas, la survie, la créativité et le pouvoir, constituent le domaine de Moi Basique ; les étages supérieurs ne l’intéressent pas et ne sont pas sous sa responsabilité. En éclaircissant les trois premiers étages et en traitant les questions qui les concernent, vous renforcez votre Moi Basique. Au quatrième étage, le royaume du cœur, vous faites votre premier contact avec le Moi Supérieur.


-Et les trois étages supérieurs ?

-Ils ne vous concernent pas encore.


-Mais si ! Dis-je avec enthousiasme. Cette carte, c’est précisément l’objet de toute ma recherche. Je le sais maintenant ! Je suis las de toujours lutter avec les étages inférieurs. C’est là, affirmai-je en indiquant le septième étage, que je veux aller.


Détachant son regard du dessin, Mama Chia me montra un « kukui » tout proche.

-À l’image de cet arbre, dit-elle, ou d’une tour, l’être humain est là pour relier le ciel et la terre, pour regrouper les trois Moi. Mais à moins d’avoir des racines profondes, un arbre ne peut donner de bourgeons. À moins d’avoir de solides fondations, la tour s’écroulera. Dan, nettoyez le sous-sol avant de passer à la villa sur le toit !


La tour aux sept étages


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