Oublier d’être, c’est se faire avoir.
Anatole

Oublier d’être, c’est se faire avoir. Comme le dit une maxime : « Pour avoir, il faut faire, et pour faire, il faut être.
Comme beaucoup, j’ai souvent confondu avoir, faire et être. À la fin de la trentaine, j’avais tout ce que je désirais depuis toujours : une famille et une belle maison. Je faisais ce à quoi j’aspirais : enseigner en maternelle et donner des ateliers à d’autres enseignants. Ce qui ne m’empêchait pas de me réfugier souvent dans la compulsion.
Je sentais que je passais à côté de quelque chose. Je ne prenais pas le temps et je ne m’autorisais pas à être, tout simplement. C’était peut-être la fin d’un cycle. J’avais atteint mes objectifs, mais je restais sur ma faim.
Comme le dit une maxime : « Pour avoir, il faut faire, et pour faire, il faut être. » Google définit « être » comme l’identité, les valeurs et la conscience profonde de la personne, « faire » comme l’action, les efforts et les comportements mis en place, et « avoir » comme les résultats, les possessions ou les accomplissements matériels.
Le piège est d’inverser l’ordre. Vouloir avoir sans rien faire ou faire sans être aligné mène souvent à l’épuisement et à l’insatisfaction. Le changement authentique commence par l’intérieur (être) pour guider l’action (faire) et récolter les fruits (avoir).
Il est donc essentiel que je prenne le temps de m’arrêter pour m’intérioriser, toucher mon moi authentique et accéder à ma lumière intérieure. Cela reste toutefois un peu abstrait.
Ce matin, je faisais une méditation guidée sur le thème de l’espoir, avec Deepak Chopra. Voici un passage qui a attiré mon attention :
« Les traditions de sagesse du monde comparent le processus de devenir éclairés à se reconnaître dans un miroir. Un miroir poussiéreux reflète faiblement votre lumière ; un miroir propre reflète la lumière sans matité, imperfections ou distorsions…La reconnaissance de votre vrai moi, c’est se reconnaître comme la présence de la conscience qui est toujours là… Ce qui prend du temps et de la pratique, c’est le processus d’élimination de la poussière du miroir. »
Pour me libérer de mes différentes compulsions, j’ai fait le ménage dans ma vie. J’ai épousseté le miroir pour arriver à me voir et à m’aimer telle que j’étais. J’ai découvert une belle personne avec plusieurs masques que j’ai mis des années à retirer pour retrouver la petite fille vulnérable que j’étais à l’âge de six ou sept ans, l’écouter et la rassurer.
Cependant, dès que j’ai entamé ce processus d’élimination de la poussière du miroir, une sérénité s’est installée et j’ai commencé à ressentir de la gratitude pour ce que j’étais, ce que je faisais et ce que j’avais. Oublier d’être, c’est se faire avoir. Je ne laisse plus la poussière s’accumuler dans les miroirs. Je prends le temps de m’arrêter et de me regarder régulièrement pour rester en contact avec mon ressenti et mon intuition.
Chaque année, je choisis un parcours qui me permet de mieux me connaître et de découvrir de nouvelles facettes de moi. Parfois, il s’agit d’une démarche proposée par un groupe de soutien, mais j’ai aussi progressé grâce à certains livres inspirants contenant des questions et des exercices.
Voici quelques titres de livres dont j’ai déjà parlé dans d’autres de mes textes : Méditer pour ne plus déprimer de J. Mark G. Williams et John D. Teasdale, Zindel Victor Segal, Jon Kabat-Zinn, Le défi de l’amour de John Bradshaw, L’argent apprivoisé de Julia Cameron et Mark Brian, Libérez votre créativité, également de Julia Cameron, Les couples heureux ont leurs secrets de John Gottman et Nan Silver, Trouver son propre chemin d’Isabelle Filliozat et À chacun sa mission de Jean Monbourquette.
Cette introspection me permet de rester alignée avec mes valeurs et mon intuition dans le choix de mes actions, et de récolter les fruits qui me nourrissent et sont bénéfiques pour les autres.
Caro
Pour aller un peu plus loin...




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