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Il faut marcher dans l’obscurité pour apercevoir la lumière.

lespetitsmotsdecar
il y a 54 minutes
2 min de lecture

Denis Lapointe

Rocher

Il faut marcher dans l’obscurité pour apercevoir la lumière. Cela nous permet de mieux apprécier ce que nous avons, mais cela nous rappelle qu'il est important d’affronter notre réalité plutôt que de passer notre vie à la fuir.


Cette citation me rappelle celle de mon texte, Le miel n'est pas vraiment le miel sans le vinaigre, dans lequel je décris comment nous apprécions davantage les belles choses de la vie après avoir traversé des épreuves. Mais j’y vois également l’importance d’affronter notre réalité plutôt que de passer notre vie à la fuir.

 

Au début de la vingtaine, mon amoureux m’a quittée après cinq ans de relation, dont trois ans de vie commune. J’étais dévastée, mais au bout de quelques semaines, j’ai revu un ancien copain et je me suis évadée dans une relation chaotique avec lui. Au bout de quelques mois, je suis partie un mois en Europe pour changer d’air. J’ai fait ce qu’on appelle communément une cure géographique.

 

À mon retour, la relation était toujours aussi chaotique. Il m’a fallu encore quelques mois pour toucher le fond, me choisir et aborder la tristesse, la colère, la déception, la honte et la peur que j’éprouvais après cette rupture. Je vivais également un échec professionnel. Les projets de vie que j’avais mis des années à construire semblaient s’effondrer comme un château de cartes.

 

J’ai fini par comprendre que je devais lâcher-prise, faire le deuil du contrôle et du perfectionnisme qui encombraient ma vie, mais qui, d’un autre côté, me rassuraient. J’étais attachée à ces défauts. Je reprenais mon fardeau dès que je sentais que je perdais pied. Je ne tolérais pas de ne pas savoir à quoi m’attendre ; j’étais terrorisée à l’idée de me sentir vulnérable.

 

Il faut marcher dans l’obscurité pour apercevoir la lumière. J’ai finalement accepté de prendre conscience de ces parties sombres de moi. J’ai identifié mes ressentiments, mes peurs, mes blessures et mes torts pour m’en libérer au lieu de les camoufler.

 

J’ai regardé mes défauts en pleine lumière et avec amour pour comprendre comment je les avais utilisés pour recouvrir mes blessures. Cela m’a permis de les soigner et de découvrir la lumière en moi.

 

Dans la nature, comme dans une peinture, l’ombre apporte de la profondeur et du relief au paysage. Elle nous révèle d’où vient la lumière. Dans notre vie, notre part d’ombre nous rend plus humbles et plus ouverts aux autres. Elle nous révèle notre force et notre courage à travers notre vulnérabilité.

 

Dans son livre La grâce de l’imperfection, Brené Brown écrit : « Nous approprier notre propre histoire peut être difficile, mais pas autant que passer notre vie à la fuir. Embrasser nos vulnérabilités est risqué, mais pas aussi dangereux que laisser tomber l’amour, l’appartenance et la joie : les expériences mêmes qui nous rendent le plus vulnérables. C’est seulement lorsque nous sommes suffisamment braves pour aller explorer l’obscurité que nous pourrons découvrir la puissance infinie de notre lumière. »


Caro


Pour aller un peu plus loin...



Le jour où je me suis choisie page 10
Le jour où je me suis choisie page 11

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