L'important n'est pas ce dont on a été doté à la naissance.
- lespetitsmotsdecar
- il y a 21 heures
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Adler

L'important n’est pas ce dont on a été doté à la naissance, mais l'utilisation que l’on fait de ce bagage.
Lorsque j’ai commencé à enseigner, Daniel Kemp a popularisé le concept d’« enfant téflon », un enfant sur qui rien ne semble coller et qui semble irrécupérable. Aujourd’hui, des explications scientifiques permettent de comprendre les troubles (déficit d’attention, hyperactivité et opposition) qui affectent le comportement de ces enfants. Il existe également des solutions efficaces.
Je me souviens d’un élève qui, d’une année à l’autre, perturbait son groupe et décourageait la bonne volonté de ses enseignantes. Sa petite sœur a été dans ma classe. Bien qu’il lui arrivait de faire des crises ou de s’opposer, elle était attachante et faisait preuve de bonne volonté. Cependant, elle était insécure et jalouse de l’attention que je portais aux autres.
En général, j’arrivais facilement à établir de bonnes relations avec les parents. Cependant, les échanges avec sa mère étaient compliqués. Quelques années plus tard, le dernier de la fratrie a fait son entrée à l’école, dans la classe d’une de mes collègues. Bien qu’il ait grandi dans le même milieu familial, il était confiant, sociable et autonome. C’était un enfant résilient qui répandait la joie autour de lui.
Nous réagissons souvent différemment aux mêmes stimuli. Un jour, j’ai demandé à mon père pourquoi il n’appliquait pas toujours les mêmes conséquences à ma sœur, à mon frère et à moi. Il m’a répondu que nous avions des tempéraments différents. Il avait compris que ce qui fonctionnait avec l’un n’était pas nécessairement approprié pour les autres.
Je connais des personnes ayant vécu de grands traumatismes et qui sont devenues des adultes responsables et ouverts à l’idée de chercher de l’aide pour continuer à évoluer. Parfois, le traumatisme est invisible de l’extérieur, mais n’en est pas moins perturbant. J’en parle dans mon texte : « Ne comparez jamais ce que vous êtes à l’intérieur avec ce que quelqu’un d’autre est à l’extérieur. »
L’important n’est pas ce dont on a été doté à la naissance. Nous avons tous nos traumatismes et nos mécanismes d’adaptation qui nous ont permis de survivre. Parfois, ils ne sont plus efficaces ou nécessaires. Nous pouvons choisir de réagir différemment face à l’adversité.
Dans le troisième tome de la bande dessinée de BéKa, Le jour où elle n’a pas fait Compostelle, une mamie illustre la manière dont on peut réagir différemment à une terrible agression. Elle fait bouillir un œuf fragile qui devient dur, à l’image du cœur du petit garçon qui s’opposait à la discipline du milieu scolaire.
Elle fait également bouillir une carotte dure qui ramollit, à l’image de l’élève dont la confiance dépendait de la reconnaissance extérieure. Puis, elle a mis les feuilles dans l’eau bouillante, qui s’est transformée en un bon thé, à l’image du plus jeune de la famille, qui répandait la joie autour de lui.
On peut arrêter de s’apitoyer sur son sort et chercher la leçon, le cadeau mal emballé, la manière de tirer notre épingle du jeu sans blesser les autres sur notre passage.
On peut arrêter d’attendre que les autres soient à notre service et apporter notre soutien, selon nos capacités, sans nous épuiser, ni chercher à tout régler.
On peut arrêter de compliquer les choses et s’ouvrir à la vie, pour que notre quotidien reste simple, léger et facile !
Caro
Pour aller un peu plus loin...





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