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Quand notre nerf optique est coincé avec notre nerf anal...

  • lespetitsmotsdecar
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture

André Richer

Chêne

Quand notre nerf optique est coincé avec notre nerf anal, tout ce qu’on voit nous fait chier. 


J’accorde une grande importance à mon hygiène de vie, notamment pour éviter de broyer du noir. J’ai déjà constaté comment le manque de sommeil, l’excès de sucre, de graisses ou d’alcool pouvait altérer mon humeur.

 

Certaines pensées, comme ruminer le passé, m’inquiéter pour l’avenir, me comparer aux autres ou me regarder le nombril, sont également efficaces pour me déprimer.

 

Quand je suis tentée de m’aventurer sur ce terrain, je pense à Emmet Fox. Dans son livre Évidences, il a écrit un court texte très éloquent intitulé « Comment se rendre malheureux ». Chaque jour, je choisis d’adopter une attitude positive envers ma vie. Cela demande toutefois un travail quotidien. Je dois élever mon niveau de conscience et prendre soin de moi-même.

 

Mon mari accompagne une personne qui est malheureuse depuis des années. Il a longtemps essayé de l’encourager à changer ses habitudes de vie, mais elle n’est pas prête à fournir l’effort nécessaire.

 

Nous tentons parfois d’aider des gens qui sont satisfaits de leur malheur. Eckart Tolle parle de l’attachement à la souffrance. Une personne qui préfère s’identifier à sa souffrance plutôt que de faire un saut dans l’inconnu et de risquer de perdre ce moi malheureux, mais familier.

 

Dans son livre, l’âge des miracles, une nouvelle approche de la cinquantaine, Marianne Williamson écrit :

 

« Nous avons appris à la dure que le côté noir du monde n’est que le reflet de celui qui existe en nous. C’est donc en apprivoisant notre bête intérieure que nous apprendrons à dompter celle du monde. »

 

Quand notre nerf optique est coincé avec notre nerf anal, tout ce qu’on voit nous fait chier. Pour moi, la façon de me sortir de cette entrave est de revenir au moment présent. Cela me permet de semer des graines d’éveil plutôt que de m’embourber dans cet engluement, pour paraphraser Pema Chödrön dans son livre Entrer en amitié avec soi-même.

 

Même s’il est parfois inconfortable, me ramener au moment présent m’aide à observer mes pensées, à dédramatiser la situation, à accepter ce qui est, et parfois même à voir le cadeau mal emballé.

 

Dans son livre Le pouvoir du moment présent, Eckart Tolle a écrit une phrase qui apporte un éclairage sur mon chemin :

 

« Si la qualité de votre conscience à ce moment-ci détermine le futur, qu’est-ce qui détermine la qualité de votre conscience ? Votre degré de présence. »

 

Je peux être présente à ce que je ressens, à ce que je pense, à ce que je fais, à ce que je dis, à ce qui est, plutôt que de m’engourdir, de me plaindre ou de fuir dans l’action.  Je me sens alors plus légère et mon ciel est plus clair.

 

Arrêtons de compliquer les choses et ouvrons-nous à la vie, pour que notre quotidien reste simple, léger et facile !

Caro


Pour aller un peu plus loin...



Traditionnellement, les quatre rappels nous disent pourquoi nous devrions faire un effort continu pour revenir au moment présent. Le premier d’entre eux nous rappelle que notre naissance sous forme humaine est précieuse ; le second nous signale la vérité de l’impermanence ; le troisième, la loi du karma ; et le quatrième indique à quel point il est vain de continuer à errer dans le samsara…


…Le troisième rappel est le karma : toute action a un résultat. On pourrait faire un séminaire tout entier sur la loi du karma. Mais, au fond, dans la vie quotidienne, cela rappelle que la façon dont on vit a de l’importance. Elle est particulièrement importante en ce qui concerne l’esprit. Chaque fois que nous pouvons prendre acte de nos pensées, les laisser passer et revenir à la fraîcheur de l’instant présent, nous semons des graines d’éveil dans notre inconscient…


…Fraîcheur, ici, signifie consentir à se redresser si on s’affaisse…


…Quand on se sent comme ça, c’est comme si le monde entier allait dans le même sens que notre état d’esprit, comme s’il en était le miroir. On dirait que tout est obscur. On irrite tout le monde, tout se ferme devant nous…


…voir comment on revient toujours aux mêmes comportements habituels quand on se met à éprouver des sentiments désagréables, tels que la peur, la dépression ou la gêne. On fait toujours la même chose ; on se referme selon un processus habituel très ancien. Selon la loi du karma, tout action a un résultat. Si on reste au lit toute la journée, la couverture sur la tête, si on mange trop pour la millionième fois dans sa vie, si on se soûle, si on se drogue, c’est-à-dire si on donne libre cours aux habitudes qui donnent l’impression de rendre la vie plus facile, on sait bien que cela conduit encore plus à la déprime et au découragement. Plus nous vieillissons, plus nous savons que cela ne peut que nous rendre encore plus misérable. La loi du karma dit : « Eh bien, comment veux-tu te sentir demain, la semaine prochaine, l’année prochaine, dans cinq ans, dans dix ans ? » C’est à nous de décider ce que nous voulons faire de notre vie. Cela ne signifie pas que nous devons nécessairement être un champion quand il s’agit de nous remonter le moral, ou que nos tendances habituelles n’ont jamais raison de nous dominer. Le point important reste cette idée du rappel…


…« Je pensais pouvoir vivre heureuse pour toujours. Le prince m’a embrassée et je me suis réveillée ; comment se fait-il que je ne vive pas le bonheur éternel ? » Les vagues continuent à arriver et nous jettent au sol mais nous nous relevons et nous restons debout et nous nous redressons. Comme le disait Rinpoché : « Après un certain temps, vous verrez que les vagues semblent moins grosses. » C’est vraiment ce qui se produit. C’est ainsi que fonctionne le karma. Servez-vous donc de cela comme d’un rappel. C’est précieux, c’est court et vous pouvez en faire bon usage.


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